Je signe la mort de ce blog.
Un nouveau blog ouvrira peut-être sous peu.Surveillez l'annonce.
Pour me retrouver, lescarnetsdemilie.blogspot.com
jeudi 16 avril 2009
mercredi 15 avril 2009
Je veux
Je ne me souviens pas avoir été aussi fatiguée que je le suis actuellement. En fait, je sais que j'ai déjà été aussi fatiguée, sinon plus, mais je ne m'en souviens pas. Tout comme j'oublierai la période actuelle une fois qu'elle sera terminée. Je relirai ces carnets et je me dirai "Ah oui, c'était une période difficile"... mais sans plus. Étrange chose que ma mémoire.
La température est superbe. Il fait beau, il fait chaud, on a fermé le chauffage de la maison, j'ouvre les portes et les fenêtres toutes grandes (et la famille se plaint qu'il fait froid, mais passons). Le printemps renaît et je devrais renaître avec lui. Mais en ce moment, je me sens plus près du sol que du ciel.
Mon geek préféré est en fin de session. Ce qui se traduit par des travaux d'équipes, des examens à étudier, en plus des cours, du travail, des impôts, de la reprogrammation du site de la société pour les terrains à vendre. Il n'est pas souvent là, et même s'il y est de corps, il n'y est pas d'esprit. (bon, je me sers surtout de son corps, mais tout de même...). Résultat: vie de famille quasi-inexistante, vie de couple idem. Sortir au cinéma? Quand ça?
Et pendant ce temps, qui s'occupe de la famille? Les larmes me montent aux yeux vingt fois par jour et je me sens au bord de la dépression. Ça va passer, je sais. Ça passe toujours. Mais en ce moment, c'est dur.
Avec ça, et bien moi j'essaie de m'entraîner plus régulièrement. Tous les jours. C'est dur. J'ai l'impression de me traîner. La maison est en désordre comme c'est pas possible, la séparation de couleur du linge sale est fait depuis des jours et traîne encore sur le plancher de la cuisine. C'est aussi la rotation du linge de saison, après des semaines à gérer deux saisons en simultané, le ménage de la roulotte, la famille aussi, si importante, je n'en parle pas souvent, mais j'adore mon frère et ma soeur et leur famille, mes parents, ma belle-famille. Les amis aussi, faut trouver le temps, la musique, celle des trois filles et la mienne, mon piano que je ne pratique plus aussi régulièrement que je le devrais... j'ai un cours, et soudain je me rends compte que la semaine a passé et que je n'ai pas touhcé à mon instrument. Mais je ne veux pas abandonner.
Et l'écriture aussi. J'ai deux romans en chantier, un pour ados-adultes et l'autre pour ados. Je lis. J'écoute la télé. J'essaie de suivre un plan alimentaire. Je veux perdre du poids. Je veux jouer du piano. Je veux écrire et publier des romans. Et tout ça avec une vie de couple et de famille réussie.
ET là j'ai un cours d'aquaforme dans quinze minutes alors je dois partir.
La température est superbe. Il fait beau, il fait chaud, on a fermé le chauffage de la maison, j'ouvre les portes et les fenêtres toutes grandes (et la famille se plaint qu'il fait froid, mais passons). Le printemps renaît et je devrais renaître avec lui. Mais en ce moment, je me sens plus près du sol que du ciel.
Mon geek préféré est en fin de session. Ce qui se traduit par des travaux d'équipes, des examens à étudier, en plus des cours, du travail, des impôts, de la reprogrammation du site de la société pour les terrains à vendre. Il n'est pas souvent là, et même s'il y est de corps, il n'y est pas d'esprit. (bon, je me sers surtout de son corps, mais tout de même...). Résultat: vie de famille quasi-inexistante, vie de couple idem. Sortir au cinéma? Quand ça?
Et pendant ce temps, qui s'occupe de la famille? Les larmes me montent aux yeux vingt fois par jour et je me sens au bord de la dépression. Ça va passer, je sais. Ça passe toujours. Mais en ce moment, c'est dur.
Avec ça, et bien moi j'essaie de m'entraîner plus régulièrement. Tous les jours. C'est dur. J'ai l'impression de me traîner. La maison est en désordre comme c'est pas possible, la séparation de couleur du linge sale est fait depuis des jours et traîne encore sur le plancher de la cuisine. C'est aussi la rotation du linge de saison, après des semaines à gérer deux saisons en simultané, le ménage de la roulotte, la famille aussi, si importante, je n'en parle pas souvent, mais j'adore mon frère et ma soeur et leur famille, mes parents, ma belle-famille. Les amis aussi, faut trouver le temps, la musique, celle des trois filles et la mienne, mon piano que je ne pratique plus aussi régulièrement que je le devrais... j'ai un cours, et soudain je me rends compte que la semaine a passé et que je n'ai pas touhcé à mon instrument. Mais je ne veux pas abandonner.
Et l'écriture aussi. J'ai deux romans en chantier, un pour ados-adultes et l'autre pour ados. Je lis. J'écoute la télé. J'essaie de suivre un plan alimentaire. Je veux perdre du poids. Je veux jouer du piano. Je veux écrire et publier des romans. Et tout ça avec une vie de couple et de famille réussie.
ET là j'ai un cours d'aquaforme dans quinze minutes alors je dois partir.
mardi 14 avril 2009
En vrac
Pas mal occupée ces temps-ci.
L'adaptation à l'exercice régulier est plus difficile que je ne le pensais. J'en arrache.
Le concert de violon de Zoé chez ma grand-mère a été une réussite. Elle m'a grandement impressionnée.
Ménage de la roulotte, on la réinstalle bientôt sur le terrain. Très hâte. Même si je ne comprends pas encore le trip de camping... j'aime mon confort.
Congé d'école pour les zenfants cette semaine.
L'adaptation à l'exercice régulier est plus difficile que je ne le pensais. J'en arrache.
Le concert de violon de Zoé chez ma grand-mère a été une réussite. Elle m'a grandement impressionnée.
Ménage de la roulotte, on la réinstalle bientôt sur le terrain. Très hâte. Même si je ne comprends pas encore le trip de camping... j'aime mon confort.
Congé d'école pour les zenfants cette semaine.
jeudi 9 avril 2009
Vision de soirée
J'écris et de temps en temps, je lève les yeux pour surveiller les cinq marmots qui s'amusent dehors. Parfois je vais m'actionner la chair de poule en sortant toute de camisole vêtue pour lancer un avertissement: on me joue pas dans la rue... on regarde avant de traverser... ou alors, pour sortir les craies. Oli s'est acheté un diabolo et il joue avec Alex. Niko a amené des voitures et il joue avec les deux autres.
Charlie Bidoune est allée faire son petit tour dehors avant de revenir se coucher sur la table. Les enfants prennent de l'air frais. On annonce froid ce soir, de la pluie aussi. Quand ce sera, ils rentreront. Mélanie fait ses courses, Chéri est à son cours. Et moi j'imagine un rituel magique.
Demain donc, Cardio vitalité en plein air et concert de violon en après-midi. J'avais prévu amener les filles dîner au Tutti-Frutti, mais mes plans ont encore été changés. Une amie de Zoé a téléphoné pour l'inviter demain. Cette amie est dans sa classe tandis que son frère est dans la classe de Miriam. La maman a donc décidé d'inviter mes deux filles au cinéma avec ses enfants.
Alexandra a voulu savoir si elle gardait le privilège du restaurant, mais quand je lui ai annoncé que j'avais plutôt prévu l'amener à la bibliothèque, elle était aux anges. Reste juste à espérer que la bibli est ouverte... vive Internet, je viens de vérifier, elle est ouverte.
J'aime aller à la biblio avec les enfants et plus elles grandissent, mieux c'est. Parce qu'elles regardent leurs livres toutes seules et je peux faire mes recherches ou lire tranquille pendant ce temps-là. Miriam n'est pas encore tout à fait autonome, elle sait lire, mais est encore très maman. Mais avec Alex, ce sera super. Ne vous leurrez pas, j'adore lire des histoires à mes enfants... mais les filles grandissent et je suis passée à autre chose. Voilà.
JOYEUSES PÂQUES!
J'ai vraiment un super professeur de piano. Il est enthousiate, très doué et il me donne confiance en moi. Hier je me suis présentée à mon cours un peu anxieuse, parce que depuis deux semaines, je pratique moins, je m'emmêle beaucoup dans mes notes. Mais j'ai réussi ma gamme de si bémol majeur et l'arpège qui l'accompagne et j'ai pratiqué mes nouvelles pièces de musique.
La seule que j'avais pratiqué était l'opéra Igor, que j'avais et que je maîtrisais depuis un moment déjà. J'ai écrit une chanson sur cette pièce et chaque fois que je la joue, les filles entonnent les paroles avec moi. Hier, Miriam a même attrapé le tambourin pour ponctuer chaque portée. C'est rassembleur, amusant.
Je dois maîtriser une version plus complexe de cet opéra et un Adagio pour la semaine prochaine maintenant. Plus d'autres exercices, une autre gamme, un autre arpège.
Un encouragement de Zozo à sa pratique de violon était, depuis dix jours, la prévision d'un concert à Grand-Mamour le Vendredi saint. C'est demain. Je dois maintenant avertir ma vieille qu'on ira chez elle. En attendant, j'ai un rôti qui cuit au four et je vais l'accompagner d'une purée de rutabaga. Ensuite je garderai les gars de Mélanie pendant qu'elle ira faire son épicerie et demain, elle gardera mes filles pendant que je vais aller à mon cours de cardio plein air.
Je suis fatiguée, je me couche tous les après-midis. La semaine prochaine, je vais prendre soin de moi: massage et esthétique. Dans vingt minutes, Chéri ira chercher les filles à l'école. Elles seront en congé pour pusieurs jours. Ce samedi, pas d'activité pour personne. Ça fera bizarre.
La seule que j'avais pratiqué était l'opéra Igor, que j'avais et que je maîtrisais depuis un moment déjà. J'ai écrit une chanson sur cette pièce et chaque fois que je la joue, les filles entonnent les paroles avec moi. Hier, Miriam a même attrapé le tambourin pour ponctuer chaque portée. C'est rassembleur, amusant.
Je dois maîtriser une version plus complexe de cet opéra et un Adagio pour la semaine prochaine maintenant. Plus d'autres exercices, une autre gamme, un autre arpège.
Un encouragement de Zozo à sa pratique de violon était, depuis dix jours, la prévision d'un concert à Grand-Mamour le Vendredi saint. C'est demain. Je dois maintenant avertir ma vieille qu'on ira chez elle. En attendant, j'ai un rôti qui cuit au four et je vais l'accompagner d'une purée de rutabaga. Ensuite je garderai les gars de Mélanie pendant qu'elle ira faire son épicerie et demain, elle gardera mes filles pendant que je vais aller à mon cours de cardio plein air.
Je suis fatiguée, je me couche tous les après-midis. La semaine prochaine, je vais prendre soin de moi: massage et esthétique. Dans vingt minutes, Chéri ira chercher les filles à l'école. Elles seront en congé pour pusieurs jours. Ce samedi, pas d'activité pour personne. Ça fera bizarre.
mercredi 8 avril 2009
Kapout
Je suis fatiguée. J'ai des cernes énormes, qui partent presque de l'extérieur des sourcils bordel.
Je suis... à bout. Je veux dormir pendant des joursssssssssssssss!
Je suis... à bout. Je veux dormir pendant des joursssssssssssssss!
mardi 7 avril 2009
Un pas à la fois
Temps froid. Légère bruine. Il a plu ce matin avant et après l'entraînement extérieur. Chanceux quand même! :-)
Ce fut difficile ce matin. J'ai fait le réchauffement et j'ai marché. Je restais loin derrière les autres. De temps en temps, l'entraîneure les faisait jogger sur place pour me donner une chance de les rattraper ou envoyait les filles en tête derrière moi. Elles me dépassaient rapidement.
Rendu à la musculation, j'ai vite compris que je n'y arriverais pas. Alors je suis partie.
Mais j'étais là, avec mes mouchoirs et mon eau. Et j'avançais.
C'est tout ce qui compte. Avancer.
Ce fut difficile ce matin. J'ai fait le réchauffement et j'ai marché. Je restais loin derrière les autres. De temps en temps, l'entraîneure les faisait jogger sur place pour me donner une chance de les rattraper ou envoyait les filles en tête derrière moi. Elles me dépassaient rapidement.
Rendu à la musculation, j'ai vite compris que je n'y arriverais pas. Alors je suis partie.
Mais j'étais là, avec mes mouchoirs et mon eau. Et j'avançais.
C'est tout ce qui compte. Avancer.
lundi 6 avril 2009
Allergie
Un dimanche comme je les aime: du repos, des jeux dehors, un concert duo piano violon avec ma Zozo, les meubles de la chambre qui virent de bord sous la poussée de l'homme, le ménage de la maison, un souper en famille, le lavage à jour, les filles qui se préparent avant de se coucher, après avoir rangé leur chambre, un peu de jeux électroniques et un peu de lecture.
C'est le soir que ça s'est gâté: les chinchillas (ci-après nommés "l'allergène") sont partis depuis deux semaines, mais leurs poils demeurent. Alors que ça allait mieux depuis quelques jours, malgré une violente toux occasionnelle et du mouchage en masse, hier mon nez a complètement confituré. Congestion monstre.
J'avais remarqué que faire l'amour me débouchait le nez, une façon de joindre l'utile à l'agréable, mais hier, aucun effet. Après quelques heures d'insomnie, j'ai réveillé mon partenaire pour qu'on remette ça, pas plus efficace. Au moins, à défaut de dormir le nez débouché, j'ai vraiment bien dormi.
Ce matin, les yeux cernés jusqu'à la poitrine et le nez à moitié fonctionnel, je me suis résignée à me rendre à la clinique. Après une agréable routine familiale, je suis allée conduire les enfants à l'école et à 8h07 (notez la précision tout à fait inutile), je prenais ma place dans la file devant la porte fermée de la clinique qui ouvre à 8h30.
J'avais de la lecture et des mouchoirs, j'étais prête à attendre. Ça a bien été quand même: appelée à 10h10, je suis sortie de là à 10h30. Je fais maintenant partie du groupe Nasonex (désolée de ne pas avoir embarqué dans ta secte, Tête étoilée). Rien d'autre à signaler que des muqueuses nasales très enflammées. Deux jets dans chaque narine matin et soir pendant dix jours, puis une fois par jour jusqu'à... l'automne. Histoire d'être certaine que l'allergène soit sorti de chez moi.
Je vois enfin une lumière au bout du tunnel. Mais je déprime. Moi qui ai toujours joui d'une excellente santé (à part les maux de tête), depuis quelques mois je me traîne, je me pompe, je congestionne. Espérant que les petits problèmes de santé partiront avec les kilos! (l'aiguille a timidement recommencé à bouger, je devrais avoir tué un autre demi-kilo dans quelques jours).
Évidemment, pas d'aquaforme, j'en ai profité pour me reposer un peu, lire en masse. Ce soir, les filles ont demandé à rester au service de garde, donc la troupe va arriver vers 18h15, dans un peu moins qu'une demi-heure. Mon souper cuit doucement, j'ai pratiqué mon piano. J'ai hâte de me coucher. Demain... quel temps fera-t-il? Ouf, Cardio-musculation sous la pluie. Je dois être en forme.
Je prévois reprendre mon cours d'aquaforme lundi soir prochain. J'ai besoin d'un massage.
C'est le soir que ça s'est gâté: les chinchillas (ci-après nommés "l'allergène") sont partis depuis deux semaines, mais leurs poils demeurent. Alors que ça allait mieux depuis quelques jours, malgré une violente toux occasionnelle et du mouchage en masse, hier mon nez a complètement confituré. Congestion monstre.
J'avais remarqué que faire l'amour me débouchait le nez, une façon de joindre l'utile à l'agréable, mais hier, aucun effet. Après quelques heures d'insomnie, j'ai réveillé mon partenaire pour qu'on remette ça, pas plus efficace. Au moins, à défaut de dormir le nez débouché, j'ai vraiment bien dormi.
Ce matin, les yeux cernés jusqu'à la poitrine et le nez à moitié fonctionnel, je me suis résignée à me rendre à la clinique. Après une agréable routine familiale, je suis allée conduire les enfants à l'école et à 8h07 (notez la précision tout à fait inutile), je prenais ma place dans la file devant la porte fermée de la clinique qui ouvre à 8h30.
J'avais de la lecture et des mouchoirs, j'étais prête à attendre. Ça a bien été quand même: appelée à 10h10, je suis sortie de là à 10h30. Je fais maintenant partie du groupe Nasonex (désolée de ne pas avoir embarqué dans ta secte, Tête étoilée). Rien d'autre à signaler que des muqueuses nasales très enflammées. Deux jets dans chaque narine matin et soir pendant dix jours, puis une fois par jour jusqu'à... l'automne. Histoire d'être certaine que l'allergène soit sorti de chez moi.
Je vois enfin une lumière au bout du tunnel. Mais je déprime. Moi qui ai toujours joui d'une excellente santé (à part les maux de tête), depuis quelques mois je me traîne, je me pompe, je congestionne. Espérant que les petits problèmes de santé partiront avec les kilos! (l'aiguille a timidement recommencé à bouger, je devrais avoir tué un autre demi-kilo dans quelques jours).
Évidemment, pas d'aquaforme, j'en ai profité pour me reposer un peu, lire en masse. Ce soir, les filles ont demandé à rester au service de garde, donc la troupe va arriver vers 18h15, dans un peu moins qu'une demi-heure. Mon souper cuit doucement, j'ai pratiqué mon piano. J'ai hâte de me coucher. Demain... quel temps fera-t-il? Ouf, Cardio-musculation sous la pluie. Je dois être en forme.
Je prévois reprendre mon cours d'aquaforme lundi soir prochain. J'ai besoin d'un massage.
dimanche 5 avril 2009
En vrac
J'ai eu mes billets pour Metallica.
Je n'ai pas touché à mon piano depuis une semaine (annulé mon cours la semaine dernière).
Dimanche pluvieux: je dois faire du lavage et du ménage.
Chéri est en pleine fin de session.
J'ai mal à la tête.
Sinon, je suis pas mal guérie. Enfin, ma santé va mieux.
Concert de musique classique avec Zoé aujourd'hui.
Faut que j'aille sécher mes cheveux.
Je veux remettre ma chambre à l'endroit. Ferai ça demain.
La journée sera longue. Solution: la décomposer.
Il neige.
Je n'ai pas touché à mon piano depuis une semaine (annulé mon cours la semaine dernière).
Dimanche pluvieux: je dois faire du lavage et du ménage.
Chéri est en pleine fin de session.
J'ai mal à la tête.
Sinon, je suis pas mal guérie. Enfin, ma santé va mieux.
Concert de musique classique avec Zoé aujourd'hui.
Faut que j'aille sécher mes cheveux.
Je veux remettre ma chambre à l'endroit. Ferai ça demain.
La journée sera longue. Solution: la décomposer.
Il neige.
vendredi 3 avril 2009
Pour les jours où maman se sent vraiment poche
Hier, après souper, les filles sont allées jouer dehors. Zoé a évidemment sorti Chico, son grand ami. Elle est folle de ce cochon d'Inde. C'est à elle, elle en prend soin, elle le trimballe partout, elle le partage avec ses soeurs aussi. C'était une bonne idée de le lui donner. Ça la responsabilise (pense maman en regardant d'un air désolé l'agenda de sa fille qui traîne sur le comptoir, malgré son rappel de ce matin), ça la rend fière. Je pense qu'elle en avait besoin.
Juste comme Chéri s'apprête à partir pour son cours, Zoé se présente à l'entrée de la porte, tenant quelque chose dans une couverture dans ses mains. Elle est secouée par les sanglots. Une véritable catastrophe.
- Ça y est, me suis-je dis, Chico est mort.
Je déplie la couverture et voilà le petit nez de Chico qui se secoue avec amusement. Cet animal est d'un calme... il est là, dans les bras de sa maîtresse, et c'est tout. Je me rends compte que son poil est mouillé un peu. Puis j'écoute les explications de ma fille, entrecoupés par de profonds sanglots.
Bleu? Chico est bleu? Finalement, je finis par comprendre que Chico est allé trop près de la craie et que voilà, son beau pelage blanc est bleu par endroit et c'est un accident et elle a tenté de le laver, mais ça ne part pas et...
La détresse de ma fille m'émeut, mais la situation m'amuse. On va le laver, c'est tout. Et puis du bleu, c'est joli. Je console ma fille du mieux que je peux, calmement, tendrement. Ce n'est pas grave. Zoé est rassurée. Maman va l'aider. Et maman ne va pas la chicaner.
Et oui, j'ai appris avec surprise (et un autre sentiment moins agréable) que la moitié des larmes de ma fille étaient dédiées à Chico,mais que l'autre venait de sa peur de se faire chicaner. Que je parle fort et que (horreur) je l'envoie dans sa chambre (méthode qu'on a adopté quand Zozo pique une crise d'enfer). Zoé est une hypersensible... j'ai parfois tendance à l'oublier.
J'ai fait couler l'eau dans le lavabo de la salle de bain, avec un peu de savon à vaisselle (bio), Zoé a lavé son animal doucement. Quand ce dernier a commencé à vouloir sortir, on l'a rincé et on l'a emmitoufflé dans une serviette. Quand Chico s'est ébroué comme un chien, on a éclaté de rire, Zoé se plaisait à imaginer que ça la pratiquait pour le jour où elle aurait un fidèle compagnon à quatre pattes.
Rappel à maman: la douceur est la façon la plus agréable et facile de gérer la vie familiale. Même quand on a d'la broue dans l'toupet.
Juste comme Chéri s'apprête à partir pour son cours, Zoé se présente à l'entrée de la porte, tenant quelque chose dans une couverture dans ses mains. Elle est secouée par les sanglots. Une véritable catastrophe.
- Ça y est, me suis-je dis, Chico est mort.
Je déplie la couverture et voilà le petit nez de Chico qui se secoue avec amusement. Cet animal est d'un calme... il est là, dans les bras de sa maîtresse, et c'est tout. Je me rends compte que son poil est mouillé un peu. Puis j'écoute les explications de ma fille, entrecoupés par de profonds sanglots.
Bleu? Chico est bleu? Finalement, je finis par comprendre que Chico est allé trop près de la craie et que voilà, son beau pelage blanc est bleu par endroit et c'est un accident et elle a tenté de le laver, mais ça ne part pas et...
La détresse de ma fille m'émeut, mais la situation m'amuse. On va le laver, c'est tout. Et puis du bleu, c'est joli. Je console ma fille du mieux que je peux, calmement, tendrement. Ce n'est pas grave. Zoé est rassurée. Maman va l'aider. Et maman ne va pas la chicaner.
Et oui, j'ai appris avec surprise (et un autre sentiment moins agréable) que la moitié des larmes de ma fille étaient dédiées à Chico,mais que l'autre venait de sa peur de se faire chicaner. Que je parle fort et que (horreur) je l'envoie dans sa chambre (méthode qu'on a adopté quand Zozo pique une crise d'enfer). Zoé est une hypersensible... j'ai parfois tendance à l'oublier.
J'ai fait couler l'eau dans le lavabo de la salle de bain, avec un peu de savon à vaisselle (bio), Zoé a lavé son animal doucement. Quand ce dernier a commencé à vouloir sortir, on l'a rincé et on l'a emmitoufflé dans une serviette. Quand Chico s'est ébroué comme un chien, on a éclaté de rire, Zoé se plaisait à imaginer que ça la pratiquait pour le jour où elle aurait un fidèle compagnon à quatre pattes.
Rappel à maman: la douceur est la façon la plus agréable et facile de gérer la vie familiale. Même quand on a d'la broue dans l'toupet.
Fière de moi (maintenant, si vous le permettez, mon divan m'appelle)
J'ai mal. Mais ça pourrait être pire.
Que dit-on d'une femme qui, au beau milieu de ses règles, avec une vilaine toux creuse et un nez qui chante et pleure, qui a mal un peu partout à cause de l'exercice, qui a juste envie de se recoucher, s'habille chaudement, va reconduire ses enfants à l'école et se rend au parc avec son matériel d'exercice pour son entraînement?
On dit qu'elle s'appelle Émilie.
Je suis rendue à 5h30 d'exercices par semaine. Et mon horaire est vachement sympa: Lundi à mercredi, c'est assez intense, jeudi c'est relax dans la piscine et le vendredi, c'est cardio-vitalité: un exercice plus mollo. Parce que je n'aurais pas été capable de refaire le coup du cardio musculation (note: on ne marche pas 5 km, on en marche environ 3 seulement, moins pour le cardio vitalité).
Sauf que... La température réchauffe, la neige ramollit et c'est plus dur de marcher dedans, puis j'avais oublié ma pompe. Je ne fais pas de crise d'asthme comme tel, mais au froid, j'ai plus de difficulté à respirer. Ça fait un profond sifflement.
Mais je suis le groupe. Je ne marche pas trop vite: l'important, c'est d'avancer. Je fais quelques exercices. Je suis fatiguée, l'entraîneure doit rectifier ma posture pour ne pas que je me blesse. Mais je ne lâche pas. Même si j'ai envie de retourner à la voiture ou de m'écrouler sur le sol et de rester là. Je continue. J'avance.
Je suis la grosse qui traîne derrière. Je suis l'obèse qui souffle comme une locomotive et vers qui les autres se retournent, inquiètes: ça va?. Je suis l'exemple pour l'entraîneure qui rappelle aux participantes de respecter leurs limites.
Je suis celle qui va retrouver la forme, la santé, qui va perdre du poids, qui va arrêter de ronfler, qui va venir à bout de son asthme, celle qui part de loin, mais qui va se rendre pareil. Je suis celle qui travaille à ce que les années à venir soient plus agréables, plus faciles.
Je suis celle qui en a demandé beaucoup à son corps cette semaine et qui va aller se reposer. Pour garder l'équilibre.
Que dit-on d'une femme qui, au beau milieu de ses règles, avec une vilaine toux creuse et un nez qui chante et pleure, qui a mal un peu partout à cause de l'exercice, qui a juste envie de se recoucher, s'habille chaudement, va reconduire ses enfants à l'école et se rend au parc avec son matériel d'exercice pour son entraînement?
On dit qu'elle s'appelle Émilie.
Je suis rendue à 5h30 d'exercices par semaine. Et mon horaire est vachement sympa: Lundi à mercredi, c'est assez intense, jeudi c'est relax dans la piscine et le vendredi, c'est cardio-vitalité: un exercice plus mollo. Parce que je n'aurais pas été capable de refaire le coup du cardio musculation (note: on ne marche pas 5 km, on en marche environ 3 seulement, moins pour le cardio vitalité).
Sauf que... La température réchauffe, la neige ramollit et c'est plus dur de marcher dedans, puis j'avais oublié ma pompe. Je ne fais pas de crise d'asthme comme tel, mais au froid, j'ai plus de difficulté à respirer. Ça fait un profond sifflement.
Mais je suis le groupe. Je ne marche pas trop vite: l'important, c'est d'avancer. Je fais quelques exercices. Je suis fatiguée, l'entraîneure doit rectifier ma posture pour ne pas que je me blesse. Mais je ne lâche pas. Même si j'ai envie de retourner à la voiture ou de m'écrouler sur le sol et de rester là. Je continue. J'avance.
Je suis la grosse qui traîne derrière. Je suis l'obèse qui souffle comme une locomotive et vers qui les autres se retournent, inquiètes: ça va?. Je suis l'exemple pour l'entraîneure qui rappelle aux participantes de respecter leurs limites.
Je suis celle qui va retrouver la forme, la santé, qui va perdre du poids, qui va arrêter de ronfler, qui va venir à bout de son asthme, celle qui part de loin, mais qui va se rendre pareil. Je suis celle qui travaille à ce que les années à venir soient plus agréables, plus faciles.
Je suis celle qui en a demandé beaucoup à son corps cette semaine et qui va aller se reposer. Pour garder l'équilibre.
jeudi 2 avril 2009
Laissez aller ces enfants
Un message d'une blogeuse de mon groupe matriarchie (je classe ainsi mes blogs favoris par catégories) m'interpelle aujourd'hui. Je vous invite à la lire quand elle parle Du P'tit Brin. Parce que ça parle d'éducation des enfants. J'en ai parlé un peu dans une chronique. Ce n'est pas tout à fait la même chose dans l'un et l'autre texte, mais ça y revient.
Parce que tout revient à ça. À la façon dont chacun élève ses enfants.
Quand on a aménagé dans la maison, Zoé avait dix mois et Alexandra, deux ans de plus. Dix mois plus tard, la troisième coquine faisait son entrée triomphale dans notre famille. Cet hiver-là, je me suis fais des angoisses incroyables. Je laissais mes deux filles de pas-tout-à-fait-deux-et-quatre-ans jouer dehors seules dans la cour clôturée (elles adoraient ça). Puis l'été est arrivée. Si elles voulaient jouer en avant, je devais être là. J'avais envie d'acheter une laisse pour être certraine qu'elles n'aillent pas trop loin. J'aurais voulu me les attacher sur les flans et les garder dans la maison, en sécurité avec moi. En avant, il y a une rue, il y a des voitures, il y a potentiellement des inconnus...
À quelques maisons, une petite fille. Un an de plus que ma grande. Elle va au parc seule depuis qu'elle a quatre ans. D'accord, le parc n'est pas loin. Mais il y a une rue à traverser et elle n'est pas sous le regard protecteur de sa maman. Honnêtement, je trouvais que sa mère était cinglée.
Quant à moi, j'ai dû passer pour une méga-freak. La première fois que j'ai laissé les filles jouer dehors seules dans une maison que je ne vois pas de mon porche avec d'autres enfants de la rue jusqu'à la noirceur, j'étais assise dans mon salon, souliers au pied, prête à me précipiter dehors, un livre à la main et les yeux sur la rue, et j'hallucinais des cris (horreur, mes filles m'appellent, elles se font enlever ou agresser). J'ai recommencé à respirer quand j'ai vu les trois petites têtes sur le trottoir. Elles étaient exaltée de leur expérience. J'ai mis des jours à m'en remettre. Mais j'étais fière de leur avoir fait confiance. C'était il y a deux ans.
Elles, elles sont prêtes à y aller. C'est moi qui ne l'est pas. Et j'ai peur qu'à force de les retenir comme ça, je les brime. Mais en même temps, si quelque chose leur arrivait parce que je les ai laissé aller plus loin, je ne me le pardonnerais jamais. Si j'en faisais des traumatisées, non plus. Je ne crois pas au règne par la peur, mais je crois à la prudence. Mais... la marge est si mince!
Demain soir, quand Chéri rentrera, je partirai à pied pour aller chercher ma grande pas trop loin de la maison. Nous reviendrons ensemble. On fera ça quelques vendredis, puis elle rentrera seule. Elle est prête à le faire. Je crois que je le suis aussi.
Pour elle, c'est une certitude. Pour moi... je vais m'y habituer.
Parce que tout revient à ça. À la façon dont chacun élève ses enfants.
Quand on a aménagé dans la maison, Zoé avait dix mois et Alexandra, deux ans de plus. Dix mois plus tard, la troisième coquine faisait son entrée triomphale dans notre famille. Cet hiver-là, je me suis fais des angoisses incroyables. Je laissais mes deux filles de pas-tout-à-fait-deux-et-quatre-ans jouer dehors seules dans la cour clôturée (elles adoraient ça). Puis l'été est arrivée. Si elles voulaient jouer en avant, je devais être là. J'avais envie d'acheter une laisse pour être certraine qu'elles n'aillent pas trop loin. J'aurais voulu me les attacher sur les flans et les garder dans la maison, en sécurité avec moi. En avant, il y a une rue, il y a des voitures, il y a potentiellement des inconnus...
À quelques maisons, une petite fille. Un an de plus que ma grande. Elle va au parc seule depuis qu'elle a quatre ans. D'accord, le parc n'est pas loin. Mais il y a une rue à traverser et elle n'est pas sous le regard protecteur de sa maman. Honnêtement, je trouvais que sa mère était cinglée.
Quant à moi, j'ai dû passer pour une méga-freak. La première fois que j'ai laissé les filles jouer dehors seules dans une maison que je ne vois pas de mon porche avec d'autres enfants de la rue jusqu'à la noirceur, j'étais assise dans mon salon, souliers au pied, prête à me précipiter dehors, un livre à la main et les yeux sur la rue, et j'hallucinais des cris (horreur, mes filles m'appellent, elles se font enlever ou agresser). J'ai recommencé à respirer quand j'ai vu les trois petites têtes sur le trottoir. Elles étaient exaltée de leur expérience. J'ai mis des jours à m'en remettre. Mais j'étais fière de leur avoir fait confiance. C'était il y a deux ans.
Elles, elles sont prêtes à y aller. C'est moi qui ne l'est pas. Et j'ai peur qu'à force de les retenir comme ça, je les brime. Mais en même temps, si quelque chose leur arrivait parce que je les ai laissé aller plus loin, je ne me le pardonnerais jamais. Si j'en faisais des traumatisées, non plus. Je ne crois pas au règne par la peur, mais je crois à la prudence. Mais... la marge est si mince!
Demain soir, quand Chéri rentrera, je partirai à pied pour aller chercher ma grande pas trop loin de la maison. Nous reviendrons ensemble. On fera ça quelques vendredis, puis elle rentrera seule. Elle est prête à le faire. Je crois que je le suis aussi.
Pour elle, c'est une certitude. Pour moi... je vais m'y habituer.
Ya la grosse qui essaie de comprendre *
Zéro-complexe
ÉquiLibre
Gros
Je ne suis pas anorexique. Je ne suis pas boulimique. Je ne souffre pas d'hyperphagie. Je n'ai donc pas de trouble du comportement alimentaire sérieux. Par contre, j'ai des épisodes de grignotages compulsifs, particulièrement après le dîner où j'ai une rage de sucré ou plus tard dans l'après-midi. Voilà le point sur lequel il me faut travailler.
** J'aime faire de l'exercice. Ça me fait du bien. C'est dur aussi, j'ai mal au pied (je le bande de temps en temps), j'ai une inflammation au bras, j'ai mal aux jambes. Mais je me sens bien. Je suis fatiguée, d'une bonne fatigue. C'est sûr que je ne saute pas de joie de retourner au Cardio plein-air demain sous la pluie probable et avec mes règles, mais je vais y aller et ça va bien se passer. Je ne perds pas de poids ou à peine, je ne perds pas de centimètres (j'ai mesuré ce matin, j'ai perdu un demi centimètre de cuisse depuis six semaines)... puis je me rappelle que je ne fais pas d'exercice pour perdre du poids. J'en fais pour être en forme et en santé (m'enfin, je crois quand même que la perte de poids devrait être une conséquence logique de la chose, mais bon).
ÉquiLibre
Gros
Je ne suis pas anorexique. Je ne suis pas boulimique. Je ne souffre pas d'hyperphagie. Je n'ai donc pas de trouble du comportement alimentaire sérieux. Par contre, j'ai des épisodes de grignotages compulsifs, particulièrement après le dîner où j'ai une rage de sucré ou plus tard dans l'après-midi. Voilà le point sur lequel il me faut travailler.
** J'aime faire de l'exercice. Ça me fait du bien. C'est dur aussi, j'ai mal au pied (je le bande de temps en temps), j'ai une inflammation au bras, j'ai mal aux jambes. Mais je me sens bien. Je suis fatiguée, d'une bonne fatigue. C'est sûr que je ne saute pas de joie de retourner au Cardio plein-air demain sous la pluie probable et avec mes règles, mais je vais y aller et ça va bien se passer. Je ne perds pas de poids ou à peine, je ne perds pas de centimètres (j'ai mesuré ce matin, j'ai perdu un demi centimètre de cuisse depuis six semaines)... puis je me rappelle que je ne fais pas d'exercice pour perdre du poids. J'en fais pour être en forme et en santé (m'enfin, je crois quand même que la perte de poids devrait être une conséquence logique de la chose, mais bon).
Quotidien
Ya la Mimi qui toussait hier soir. Ya le Chéri qui a suggéré qu'avoir placé le lit sous la fenêtre n'était peut-être pas une bonne idée (en fait, il était contre depuis le début). Ya la Zozo qui trippe sur son violon et la grande qui se prend pour une pré-ado, caractère inclus.
Ya moi, qui dort de mieux en mieux. Qui guérit. Enfin, je crois. Mais je suis de mauvaise humeur. Chéri blâme les SPM.
Aquaforme ce matin. Piano et écriture aujourd'hui.
Ya moi, qui dort de mieux en mieux. Qui guérit. Enfin, je crois. Mais je suis de mauvaise humeur. Chéri blâme les SPM.
Aquaforme ce matin. Piano et écriture aujourd'hui.
mercredi 1 avril 2009
Bouger
Lundi matin, aquaforme.
Mardi matin, premier cours de Cardio-Musculation en plein air. Depuis quelques jours je me prépare mentalement et physiquement:
Je suis certaine qu'il va pleuvoir et que je serai menstruée (la deuxième journée, où le flux est plus abondant). Que j'arriverai à peine à suivre la marche de cinq kilomètres et ne parlons pas de faire les exercices en plus. J'ai acheté des souliers de course, des vrais, pour un bon support du pied. J'ai ressorti ma ceinture pour ranger bouteille d'eau et clés. J'ai préparé mon sac, des Advil pour la douleur et du Deep cold pour mes muscles endoloris, mon tapis, mon élastique, mes vêtements, je suis prête, je suis prête, je suis prête. Ma pompe est dans mon sac à dos ainsi qu'une collation post-entraînement, une serviette pour essuyer la sueur sur mon visage et un vaporisateur d'eau pour me rafraîchir.
La fille, elle est gonflée à bloc.
Mardi matin. Pas de sang. Pas de pluie. Me voilà toute déboussolée. Je quitte la maison un peu après sept heures pour amener la camionnette au garage pour son problème de clé qui ne veut pas quitter l'émission. On me prête un véhicule en attendant, je me dirige vers le parc.
C'est le premier cours. Un peu de blabla. Présentations. On part. Les sentiers sont enneigés, c'est rigolo. Je marche. Je ferai finalement la moitié des exercices environ pendant le circuit. On prend les pulsations à trois reprises: je suis dans ma zone cible. Puis une dernière fois deux minutes après la fin de la marche pour valider notre degré de récupération: le pouls doit avoir baissé de dix battements pour quinze secondes environ, le mien a baissé de sept. Je suis satisfaite.
Pas de sueur: la température reste assez fraîche. Pas de douleur au muscle non plus, pas vraiment. Mon corps est rouillé, mais depuis le temps que je fais de l'exercice, je connais parfaitement tous les mouvements. Mince consolation. J'ai le souffle très court. En fait, je n'ai jamais eu de souffle. Même avant la prise de poids, avant l'accident, même avant la pneumonie.
Ce matin, je suis prête pour la piscine. Je me décide enfin à acheter des lunettes pour éviter les éclaboussures dans mes yeux, je ne sais pas si c'est lié au chlore, mais j'ai très mal aux yeux ces temps-ci. C'est un bon investissement.
Mardi matin, premier cours de Cardio-Musculation en plein air. Depuis quelques jours je me prépare mentalement et physiquement:
Je suis certaine qu'il va pleuvoir et que je serai menstruée (la deuxième journée, où le flux est plus abondant). Que j'arriverai à peine à suivre la marche de cinq kilomètres et ne parlons pas de faire les exercices en plus. J'ai acheté des souliers de course, des vrais, pour un bon support du pied. J'ai ressorti ma ceinture pour ranger bouteille d'eau et clés. J'ai préparé mon sac, des Advil pour la douleur et du Deep cold pour mes muscles endoloris, mon tapis, mon élastique, mes vêtements, je suis prête, je suis prête, je suis prête. Ma pompe est dans mon sac à dos ainsi qu'une collation post-entraînement, une serviette pour essuyer la sueur sur mon visage et un vaporisateur d'eau pour me rafraîchir.
La fille, elle est gonflée à bloc.
Mardi matin. Pas de sang. Pas de pluie. Me voilà toute déboussolée. Je quitte la maison un peu après sept heures pour amener la camionnette au garage pour son problème de clé qui ne veut pas quitter l'émission. On me prête un véhicule en attendant, je me dirige vers le parc.
C'est le premier cours. Un peu de blabla. Présentations. On part. Les sentiers sont enneigés, c'est rigolo. Je marche. Je ferai finalement la moitié des exercices environ pendant le circuit. On prend les pulsations à trois reprises: je suis dans ma zone cible. Puis une dernière fois deux minutes après la fin de la marche pour valider notre degré de récupération: le pouls doit avoir baissé de dix battements pour quinze secondes environ, le mien a baissé de sept. Je suis satisfaite.
Pas de sueur: la température reste assez fraîche. Pas de douleur au muscle non plus, pas vraiment. Mon corps est rouillé, mais depuis le temps que je fais de l'exercice, je connais parfaitement tous les mouvements. Mince consolation. J'ai le souffle très court. En fait, je n'ai jamais eu de souffle. Même avant la prise de poids, avant l'accident, même avant la pneumonie.
Ce matin, je suis prête pour la piscine. Je me décide enfin à acheter des lunettes pour éviter les éclaboussures dans mes yeux, je ne sais pas si c'est lié au chlore, mais j'ai très mal aux yeux ces temps-ci. C'est un bon investissement.
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